En réalité nos charpentiers ont toujours été des artisans très habiles et consciencieux. Il n’y a qu’à voir dans notre vallée du Lot la charpente de nombreux toits en carène qui nous restent.
Et l’Art du trait s’est perpétué. En 1956, l’Association Ouvrière des Compagnons du devoir a construit sa maison à Nantes et l’a dotée d’une belle flèche torse. Son auteur est le compagnon Ephrem Longépé dit « Nantais, l’ami du trait »
A Sérignac ce sont d’autres compagnons qui ont construit en 1988 le clocher tors qui avait disparu. D’autres ont été refaits en Allemagne après les destructions de la dernière guerre, avec des études très poussées.
Celui de Saint Côme d’Olt, s’il est bien d’origine, a été réparé à de nombreuses reprises car la foudre l’a souvent touché. Le clocher est bâti sur une tour carrée, avec un dernier axe hexagonal. Il est couvert de lauzes de schiste, tourne de gauche à droite et culmine à 45 mètres du sol.
Il n’est pas interdit de penser que Salvhan en imaginant ce clocher flammé ait voulu en faire un symbole de l’ascension vers le ciel.
Maurice BALITRAND
Président honoraire de l’Association de Sauvegarde du Vieux Saint Côme d’Olt.